DPE du quartier Sud-Ouest à Molsheim : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 977 DPE analysés dans le quartier Sud-Ouest à Molsheim décrivent un bâti très majoritairement composé d’appartements, où la classe C domine. Avec 0,5 % de logements classés F ou G, cet échantillon présente une part de passoires énergétiques inférieure à celle de la ville.

DPE du quartier Sud-Ouest à Molsheim : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Molsheim

Le profil énergétique du Sud-Ouest repose sur 977 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, parmi les 2 597 DPE de l’échantillon analysé à Molsheim. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs étiquettes. Elle ne doit toutefois pas être confondue avec un recensement exhaustif de tous les logements du secteur. Trois caractéristiques se dégagent : la place prépondérante des appartements, une période de construction dominante située entre 1989 et 2000, et une concentration des résultats en classe C. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ces données offrent un point de comparaison local. Elles ne permettent pas, à elles seules, d’attribuer une performance à un logement précis ni de déduire son état à partir de son adresse.

Un bâti d’appartements dominé par la période 1989-2000

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sud-Ouest)Part du quartier
A20,2 %
B828,4 %
C67368,9 %
D18619,0 %
E293,0 %
F30,3 %
G20,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sud-Ouest (Molsheim).

La période 1989-2000 représente 51,3 % des diagnostics du Sud-Ouest : elle constitue donc la période de construction dominante dans l’échantillon. Les maisons individuelles ne représentent que 3,4 % des logements diagnostiqués, le reste étant constitué d’appartements. Ce profil donne un cadre indispensable à la lecture des résultats énergétiques : les indicateurs du quartier décrivent avant tout des logements collectifs, et non un ensemble pavillonnaire. Le bâti plus ancien reste néanmoins présent, puisque 36,1 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1975. En revanche, la part des constructions antérieures à 1948 est limitée à 1,3 %. Ces périodes ne renseignent pas directement sur les travaux réalisés depuis la construction. Elles décrivent l’âge du bâti, sans permettre de conclure sur son isolation actuelle, ses équipements ou son historique de rénovation.

Des étiquettes DPE concentrées en classe C

  • Classe A : 2 diagnostics ; classe B : 82 diagnostics. Ces résultats sont présents dans le quartier, mais restent nettement moins nombreux que ceux de la classe C.
  • Classe C : 673 diagnostics. C’est l’étiquette la plus représentée dans l’échantillon du Sud-Ouest et le principal repère pour lire sa distribution énergétique.
  • Classe D : 186 diagnostics ; classe E : 29 diagnostics. Ces logements rappellent que le profil dominant ne résume pas toutes les situations du quartier.
  • Classe F : 3 diagnostics ; classe G : 2 diagnostics. Les 5 logements classés F ou G représentent 0,5 % de l’échantillon local.

La répartition des étiquettes montre une prédominance de la classe C, suivie de la classe D. Elle ne décrit donc pas un quartier uniformément classé, même si les passoires énergétiques y sont peu représentées dans les diagnostics analysés. Les classes A et B existent, tandis que les classes E, F et G correspondent à des situations moins fréquentes. Pour interpréter ces résultats, il faut distinguer la tendance collective de la performance propre à chaque bien. Un appartement situé dans une période de construction majoritaire n’a pas nécessairement l’étiquette dominante du quartier. De même, la présence de seulement 5 diagnostics F ou G ne dispense pas de vérifier le classement du logement envisagé. Les chiffres fournis ne permettent pas d’identifier les causes techniques des différences entre les étiquettes.

Un profil énergétique plus favorable que celui de Molsheim

Sur les indicateurs disponibles, le Sud-Ouest présente des résultats plus favorables que l’ensemble de Molsheim. La part des passoires F et G est de 0,5 % dans le quartier, contre 4,8 % à l’échelle de la ville. La consommation médiane s’établit à 134 kWh/m²/an, contre 157 kWh/m²/an pour Molsheim. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur : 811 €, contre 988 €. Cette comparaison s’accompagne d’une surface médiane de 69 m² dans le quartier, contre 66 m² dans la ville. Le bâti antérieur à 1948 est aussi moins représenté, avec 1,3 % contre 14,5 %. Ces constats rapprochent plusieurs caractéristiques du parc diagnostiqué, sans démontrer qu’une seule d’entre elles explique les performances. Il s’agit ici de médianes et de proportions, et non de moyennes calculées pour chaque logement.

Vendre : situer le logement sans lui attribuer le profil du quartier

  • Comparer l’étiquette du bien à la distribution locale : les 673 diagnostics classés C constituent un repère, mais ne préjugent ni du classement du logement vendu ni de sa valeur.
  • Présenter la consommation propre au logement en regard de la médiane de 134 kWh/m²/an, en distinguant clairement la donnée individuelle et l’indicateur du quartier.
  • Contextualiser le coût énergétique annuel estimé du bien avec la médiane locale de 811 €, sans présenter cette dernière comme une dépense garantie pour l’acquéreur.
  • Tenir compte du type de logement dans la comparaison : les maisons ne représentent que 3,4 % de l’échantillon, ce qui limite la portée d’un rapprochement direct avec le profil global.

Louer : examiner le DPE individuel et les estimations

Pour un projet de location, les données du Sud-Ouest servent d’abord à replacer le logement dans son environnement énergétique. La faible part locale de passoires, établie à 0,5 %, ne permet pas de conclure sur la situation d’un appartement particulier. Le propriétaire comme le candidat locataire doivent distinguer l’étiquette individuelle, la consommation indiquée pour le bien et son coût annuel estimé. Les 811 € correspondent à la médiane des estimations de l’échantillon : ce montant ne constitue pas une facture annoncée pour chaque location. La surface médiane de 69 m² apporte un autre repère, sans rendre tous les logements directement comparables. Les faits disponibles ne précisent ni les équipements de chaque bien ni leurs conditions d’utilisation ; ils ne permettent donc pas d’anticiper précisément la dépense d’un occupant.

L’intérêt pratique du dossier est de préparer une lecture plus attentive du diagnostic individuel. Dans un quartier où 673 DPE sont classés C, un logement portant une autre étiquette mérite d’être décrit pour ses caractéristiques propres, plutôt que présenté comme représentatif de tout le secteur. La même prudence vaut pour l’âge : la prédominance de la période 1989-2000 ne prouve pas qu’un bien a conservé ses équipements d’origine ou qu’il a été rénové. Pour vendre comme pour louer, les statistiques peuvent donc accompagner l’information sur le logement, mais pas la remplacer. Elles ne fournissent aucune mesure de l’effet du DPE sur la valeur immobilière ou sur la demande locative. Elles ne suffisent pas davantage à établir, pour un bien précis, les conditions réglementaires de sa mise en location.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE dominante dans le Sud-Ouest à Molsheim ?

La classe C domine avec 673 diagnostics sur les 977 analysés dans le quartier. La classe D arrive ensuite avec 186 diagnostics. Cette distribution décrit l’échantillon géolocalisé disponible ; elle ne permet pas de connaître l’étiquette d’un logement sans consulter son propre diagnostic.

Le Sud-Ouest compte-t-il moins de passoires énergétiques que la ville ?

Oui, leur proportion est plus faible dans l’échantillon : les classes F et G concernent 5 logements, soit 0,5 %, contre 4,8 % pour Molsheim. Il s’agit d’une comparaison de proportions. Elle ne signifie ni que tous les logements du quartier ont été diagnostiqués ni qu’aucun autre bien ne présente une faible performance.

Peut-on retenir 811 € comme budget énergétique pour un logement du quartier ?

Non, 811 € est le coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du Sud-Ouest, et non un budget individuel garanti. Ce repère est inférieur à la médiane de Molsheim, fixée à 988 €. Pour un projet immobilier, il faut examiner l’estimation propre au logement et ne pas la remplacer par celle du quartier.

Sources officielles

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