DPE du quartier Sud-Est à Molsheim : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 466 DPE géolocalisés dans le quartier Sud-Est à Molsheim décrivent un bâti principalement composé d’appartements, où les classes C et D dominent. La proportion de logements F ou G est inférieure à celle de la ville, mais les médianes de consommation et de coût énergétique estimé sont plus élevées.

DPE du quartier Sud-Est à Molsheim : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Molsheim

Le dossier énergétique du quartier Sud-Est repose sur 466 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 2 597 DPE analysés à Molsheim. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et leur niveau de performance énergétique. Elles apportent des repères pour situer un bien proposé à la vente ou à la location, sans remplacer son diagnostic individuel. Le quartier se distingue par une forte présence d’appartements et par une période de construction dominante située entre 1978 et 1982. Ses résultats appellent une lecture nuancée : les logements classés F ou G sont moins représentés qu’à l’échelle communale, tandis que la consommation médiane et le coût énergétique annuel médian estimé dépassent les valeurs observées pour l’ensemble de Molsheim.

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1978-1982

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Sud-Est)Part du quartier
A20,4 %
B61,3 %
C20744,4 %
D17537,6 %
E5912,7 %
F81,7 %
G91,9 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Sud-Est (Molsheim).

Les maisons individuelles représentent 15,5 % des logements diagnostiqués dans le Sud-Est ; le reste correspond à des appartements. La lecture du quartier est donc principalement celle d’un parc collectif. La période 1978-1982 concentre 32,2 % des diagnostics : c’est la tranche de construction dominante, mais elle ne constitue pas une majorité du parc étudié. Les logements construits avant 1948 représentent 6,2 % de l’échantillon local, contre 14,5 % à Molsheim. Le bâti ancien est ainsi moins présent dans les diagnostics du quartier que dans ceux de la ville. La part construite avant 1975 s’établit à 12,7 %. Ces éléments décrivent une structure d’âge, sans renseigner sur les rénovations réalisées, les équipements installés ou l’état actuel de l’isolation. L’époque de construction ne suffit donc pas à attribuer une performance à un logement particulier.

Des étiquettes C et D dominantes, avec 17 logements F ou G

  • Classes A et B : 2 diagnostics en A et 6 en B. Ces catégories sont peu représentées dans l’échantillon du Sud-Est ; elles ne décrivent donc pas le profil énergétique le plus courant parmi les biens analysés.
  • Classe C : 207 diagnostics. C’est l’étiquette la plus représentée dans le quartier, devant la classe D. Elle constitue un repère central pour lire la distribution locale, sans présumer du classement d’un bien non examiné.
  • Classe D : 175 diagnostics. Cette catégorie occupe également une place importante et confirme que la distribution se concentre surtout sur les deux étiquettes C et D.
  • Classe E : 59 diagnostics. Ces logements forment un groupe distinct à prendre en compte dans l’analyse, même s’ils ne sont pas inclus dans le décompte des passoires F et G fourni.
  • Classes F et G : 8 diagnostics en F et 9 en G, soit 17 logements et 3,6 % des diagnostics du quartier. À l’échelle de Molsheim, la proportion correspondante atteint 4,8 %.

La prédominance des classes C et D constitue le principal enseignement de cette répartition. Elle décrit mieux le profil courant du quartier que la seule présence de logements très performants ou de passoires énergétiques. Avec 3,6 % de logements F ou G, contre 4,8 % dans la ville, le Sud-Est présente une proportion plus faible de ces deux étiquettes dans l’échantillon analysé. Cela ne signifie pourtant pas que tous ses logements consomment moins que ceux du reste de Molsheim. Une proportion de passoires et une consommation médiane décrivent des aspects différents d’une distribution. Les données ne fournissent pas non plus la répartition complète des étiquettes à l’échelle communale. Il serait donc excessif d’affirmer que chaque classe du quartier est mieux positionnée que son équivalent dans la ville.

Des médianes de consommation et de coût supérieures à celles de Molsheim

La consommation médiane des logements diagnostiqués dans le Sud-Est atteint 171 kWh/m²/an, contre 157 kWh/m²/an à l’échelle de Molsheim. Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 054 €, tandis que la valeur communale est de 988 €. La surface médiane est également un peu plus élevée : 68 m² dans le quartier, contre 66 m² dans la ville. Ces indicateurs montrent que la moindre proportion de logements F ou G ne s’accompagne pas ici de médianes de consommation et de coût plus basses. Il faut toutefois distinguer ces mesures : la consommation est exprimée par unité de surface, alors que le coût est un montant annuel estimé. Les informations disponibles ne permettent pas d’attribuer les écarts à un équipement, à une énergie de chauffage ou à un niveau précis de rénovation.

Vendre dans le Sud-Est : situer le bien sans généraliser

  • Partir de l’étiquette propre au logement. Avec 207 diagnostics en C et 175 en D, ces classes sont courantes dans l’échantillon local. Un vendeur peut utiliser cette distribution comme contexte, mais elle ne démontre ni la valeur du bien ni son attractivité auprès des acquéreurs.
  • Présenter les données énergétiques à la bonne échelle. Le coût annuel médian estimé de 1 054 € concerne l’échantillon du quartier. Il ne doit pas être présenté comme le coût du logement vendu, ni comme une dépense certaine pour son futur occupant.
  • Distinguer le profil du bâti de son état individuel. La période 1978-1982 représente 32,2 % des diagnostics, mais cette fréquence ne renseigne pas sur les travaux d’un appartement particulier. Toute présentation d’une rénovation doit donc reposer sur des éléments propres au bien.
  • Éviter les conclusions sur le prix ou l’issue d’une vente. La part locale de 3,6 % de logements F ou G situe le quartier par rapport à Molsheim, sans permettre de calculer une décote, une valorisation ou les conditions d’une transaction.

Louer : examiner le DPE individuel et les dépenses estimées

Pour une location dans le Sud-Est, les données du quartier servent avant tout de points de comparaison. La consommation médiane de 171 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé de 1 054 € aident à situer les caractéristiques annoncées d’un logement, mais ne constituent pas un budget garanti pour le locataire. La surface médiane de 68 m² rappelle aussi que les biens étudiés ne correspondent pas nécessairement à la surface du logement recherché. Le bailleur comme le candidat locataire doivent donc distinguer les statistiques locales des informations individuelles. La présence de 17 logements F ou G dans l’échantillon justifie de regarder l’étiquette exacte plutôt que de se fier au profil général du quartier. Les faits fournis ne permettent pas, à eux seuls, de conclure sur la possibilité juridique de louer un bien déterminé.

Questions fréquentes

Le quartier Sud-Est est-il plus performant que l’ensemble de Molsheim ?

La réponse dépend de l’indicateur retenu. Le Sud-Est présente 3,6 % de logements F ou G, contre 4,8 % pour Molsheim. En revanche, sa consommation médiane atteint 171 kWh/m²/an, contre 157 kWh/m²/an dans la ville. Son coût énergétique annuel médian estimé est aussi supérieur. Ces résultats ne permettent donc pas de qualifier globalement le quartier de plus performant sur tous les critères.

Quel type de bâti domine dans les diagnostics du Sud-Est ?

Les appartements dominent : les maisons individuelles ne représentent que 15,5 % des logements diagnostiqués. La période de construction la plus représentée est 1978-1982, avec 32,2 % des diagnostics. Les logements d’avant 1948 comptent pour 6,2 % de l’échantillon, contre 14,5 % à Molsheim. Ce profil renseigne sur le bâti analysé, mais pas sur son historique de rénovation.

Peut-on utiliser les 1 054 € de coût médian pour présenter un bien à vendre ou à louer ?

Ce montant peut être cité comme un repère statistique du quartier, à condition de le qualifier de coût énergétique annuel médian estimé. Il ne correspond pas nécessairement au logement présenté et ne prédit pas une facture réelle. Pour comparer, la médiane communale est de 988 €. La présentation du bien doit rester fondée sur ses propres données énergétiques.

Sources officielles

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