DPE du quartier Est à Molsheim : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Dans le quartier Est à Molsheim, les 599 DPE analysés décrivent un parc majoritairement composé d’appartements et construit avant 1975. Les classes C et D dominent, tandis que la proportion de passoires énergétiques rejoint celle de la ville, à 4,8 %.

DPE du quartier Est à Molsheim : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Molsheim

Le dossier énergétique du quartier Est repose sur 599 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 2 597 DPE pour Molsheim. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et leurs résultats énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier : les proportions présentées concernent l’échantillon analysé. Le portrait qui en ressort associe un bâti largement antérieur à 1975, une forte présence d’appartements et des étiquettes principalement situées en C et D. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, cette lecture fournit un contexte local utile. Elle ne remplace pas le diagnostic du bien concerné, dont les caractéristiques peuvent s’écarter des médianes et des répartitions observées.

Un bâti surtout antérieur à 1975 et composé d’appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Est)Part du quartier
A30,5 %
B40,7 %
C30550,9 %
D18631,1 %
E7212,0 %
F203,3 %
G91,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Est (Molsheim).

La période de construction dominante dans le quartier Est est celle de 1948 à 1974 : elle représente 50,8 % des diagnostics. Les logements construits avant 1948 comptent pour 24,5 % de l’échantillon, portant la part du bâti antérieur à 1975 à 75,3 %. L’ancienneté est donc un élément central du profil local, mais elle ne suffit pas à déterminer l’étiquette d’un logement. Les faits disponibles ne précisent ni les travaux déjà réalisés ni les équipements des biens diagnostiqués. La composition du parc est également marquée : les maisons individuelles représentent 11,2 % des observations, le reste correspondant à des appartements. Il convient de garder cette structure à l’esprit lorsqu’on utilise les données du quartier pour situer un bien, notamment lorsqu’il s’agit d’une maison individuelle.

Des étiquettes dominées par C et D, avec 4,8 % de F et G

La classe C est la plus représentée dans les diagnostics du quartier Est, avec 305 observations, devant la classe D et ses 186 diagnostics. La classe E concerne 72 logements diagnostiqués. Les extrémités de la distribution sont moins présentes : 3 diagnostics sont classés A, 4 sont classés B, tandis que 20 relèvent de F et 9 de G. Les passoires énergétiques F et G regroupent ainsi 29 logements, soit 4,8 % de l’échantillon. Cette répartition montre que l’ancienneté dominante du bâti ne se traduit pas par une majorité de mauvaises étiquettes. Elle ne permet cependant pas d’expliquer les résultats observés : sans informations complémentaires sur les logements, il serait injustifié de les attribuer à des rénovations, à un mode de chauffage particulier ou à une qualité d’isolation commune.

  • Classes A et B : 3 diagnostics en A et 4 en B. Ces résultats existent dans l’échantillon, mais ne décrivent pas le profil énergétique le plus fréquent du quartier.
  • Classes C et D : avec respectivement 305 et 186 diagnostics, elles constituent le principal repère local pour lire la distribution des étiquettes, sans préjuger du classement d’un bien particulier.
  • Classe E : les 72 diagnostics concernés doivent être distingués des classes F et G. Les regrouper sous une même appréciation ferait perdre une partie de l’information fournie.
  • Classes F et G : 20 diagnostics en F et 9 en G forment les 29 passoires énergétiques recensées. Leur proportion de 4,8 % porte sur les DPE analysés, et non sur un dénombrement exhaustif du parc.

Par rapport à Molsheim : un bâti plus ancien, des médianes proches

La comparaison avec Molsheim fait apparaître une proportion identique de passoires énergétiques : 4,8 % dans le quartier Est comme dans la ville entière. Cette égalité ne signifie pas que toutes les étiquettes se répartissent de la même manière, puisque la distribution complète de la ville n’est pas fournie. Le quartier présente en revanche davantage de bâti construit avant 1948, avec 24,5 % des diagnostics contre 14,5 % à l’échelle communale. Sa consommation médiane est légèrement inférieure, à 155 kWh/m²/an contre 157 kWh/m²/an. Son coût énergétique annuel médian estimé est pourtant supérieur, à 1 048 € contre 988 €. Ces indicateurs décrivent des dimensions différentes et ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier la cause de cet écart de coût. La surface médiane est également plus petite dans le quartier.

  • Consommation médiane : 155 kWh/m²/an dans le quartier Est, contre 157 kWh/m²/an pour Molsheim. Il s’agit de médianes, et non de moyennes arithmétiques de consommation.
  • Coût énergétique annuel médian estimé : 1 048 € dans le quartier, contre 988 € dans la ville. Ce repère ne constitue ni une facture constatée ni une prévision personnalisée.
  • Surface médiane : 64 m² dans le quartier Est, contre 66 m² à Molsheim. Les données ne permettent pas d’associer cette surface au logement portant la consommation ou le coût médian.
  • Ancienneté et passoires : le quartier compte 24,5 % de bâti antérieur à 1948, contre 14,5 % dans la ville, mais conserve la même proportion de F et G, à 4,8 %.

Vendre dans le quartier Est : situer le bien sans généraliser

Pour préparer une vente dans le quartier Est, les données locales servent d’abord à replacer le DPE du logement dans son environnement. Un classement C correspond à l’étiquette la plus fréquente de l’échantillon, avec 305 diagnostics, tandis qu’un classement F ou G se situe dans un groupe nettement moins représenté. Cela ne permet pas de chiffrer une différence de valeur immobilière : aucune donnée de transaction n’est fournie. Une présentation factuelle du bien doit donc distinguer son étiquette propre, ses estimations énergétiques et les références du quartier. L’âge de construction ne doit pas être utilisé comme un raccourci pour annoncer une performance. De même, les 1 048 € de coût annuel médian estimé ne décrivent pas automatiquement le logement vendu et ne peuvent pas se substituer aux informations de son diagnostic.

Louer dans le quartier Est : raisonner à l’échelle du logement

Pour une mise en location, le point de départ reste également le DPE du logement, et non la seule image énergétique du quartier. La prépondérance des appartements et la surface médiane de 64 m² fournissent un contexte, sans établir le profil de chaque bien proposé. Le bailleur peut s’appuyer sur le diagnostic individuel pour présenter l’étiquette et le coût énergétique estimé, en les distinguant des résultats agrégés. Le candidat locataire doit, de son côté, éviter de considérer les 1 048 € annuels médians comme son futur budget certain. Les données fournies ne permettent de conclure ni sur les dépenses réelles d’un occupant ni sur la situation réglementaire d’un logement précis. Pour un bien classé F ou G, la proportion locale de 4,8 % n’apporte à elle seule aucune réponse sur ses possibilités de location.

Questions fréquentes

Le quartier Est est-il moins performant que l’ensemble de Molsheim ?

Les indicateurs fournis ne justifient pas une conclusion aussi générale. Le taux de passoires F et G est identique, à 4,8 %, et la consommation médiane du quartier est légèrement inférieure : 155 contre 157 kWh/m²/an. Son coût annuel médian estimé est toutefois supérieur, à 1 048 € contre 988 €. La répartition complète des étiquettes de la ville n’est pas disponible pour approfondir cette comparaison.

Le bâti ancien du quartier Est signifie-t-il que les logements sont mal classés ?

Non, l’ancienneté ne permet pas à elle seule de déduire l’étiquette. Les logements antérieurs à 1975 représentent 75,3 % des diagnostics du quartier, mais la classe C arrive en tête avec 305 observations, suivie de D avec 186. Les données ne détaillent pas les caractéristiques techniques ni les travaux éventuels qui pourraient expliquer ces résultats. Chaque bien doit donc être examiné à partir de son diagnostic.

Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour estimer les dépenses d’un bien ?

Les 1 048 € de coût énergétique annuel médian estimé donnent un repère local, pas une estimation individuelle. Ils ne correspondent pas nécessairement à un logement de 64 m², même si cette valeur est la surface médiane du quartier. Pour une vente ou une location, il faut distinguer cette référence statistique du coût estimé inscrit dans le DPE du bien et des dépenses réellement supportées par ses occupants.

Sources officielles

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